Le corps comme premier repère
Le travail commence par des expériences simples : sentir le poids du corps, le contact avec le sol, la verticalité, le souffle et les changements de position. Ces repères donnent une base concrète pour revenir au présent et retrouver une présence plus disponible.
Lorsque les pensées, les inquiétudes ou les souvenirs prennent toute la place, il peut devenir difficile de sentir ce qui se passe réellement en soi. Revenir à soi propose de repartir de l’expérience la plus immédiate : le corps et les sensations.
Une température, une texture, un son, une tension, une respiration ou un mouvement deviennent des points d’appui pour revenir à l’ici et maintenant. Progressivement, la personne apprend à distinguer ce qui est agréable, désagréable ou apaisant, à reconnaître ce qui la met en tension et à mieux percevoir ses besoins et ses limites.
Le travail ne cherche pas immédiatement à expliquer ce qui se passe. Il invite d’abord à sentir, percevoir et observer, puis à mettre progressivement des mots sur l’expérience. Le corps peut ainsi redevenir un repère et une ressource lorsque l’expérience psychique devient envahissante.