Quatrième séance - Ceux qui contrôlent
Chronique d’un groupe autour du trauma - séance 4.
Malik arrive avec le mot :
« énervé ».
Il ne raconte pas pourquoi.
Mais cela apparaît immédiatement dans son corps.
Chaque mouvement devient plus sec.
Un geste de pointage devient un ordre.
Quelqu’un lui répond.
Très vite apparaissent des personnages :
un patron,
un policier,
un professeur,
un médecin,
« celui qui sait mieux que toi ».
Malik joue quelqu’un qui refuse de se laisser commander.
Le thérapeute devient son patron.
« Vous êtes encore en retard. »
Malik répond immédiatement :
« Tu me parles pas comme ça. »
Le ton monte.
Puis le patron devient soudain grotesque.
Il tamponne toutes ses phrases avec un énorme tampon imaginaire.
« REFUSÉ ! »
Le groupe éclate de rire.
Malik aussi.
À la fin de la scène, il dit :
« C’est bizarre. Quand quelqu’un me donne un ordre, j’ai immédiatement envie de l’envoyer chier. »
Il réfléchit.
« Même quand la personne ne m’a rien fait. »
Cette fois, il regarde sa réaction de l’extérieur.
Son mot de fin est :
« recul ».